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Fondée en 1984, par Bernard Colin et Michèle Kerhoas dans le centre Bretagne, Tuchenn est installée depuis 1989 dans l’agglomération rennaise. Elle est composée d’un noyau de quatre personnes entourées d’une nébuleuse d’une vingtaine, que l’on retrouve de projet en projet.
Tuchenn a surtout établi sa réputation en investissant toutes sortes d'espaces de ses spectacles déambulatoires. Depuis une dizaine d’années, notre activité consiste à frotter la littérature à l’espace public.
Un de nos objectifs est de décrisper la relation à l’œuvre, de contourner tous les obstacles qui nous en séparent, de réduire la surface d’intimidation. Instaurer des instants d’intimité publique. A contrario du théâtre comme manifestation de luxe, le théâtre comme retrouvailles. |
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CONAKRY ET CHUCHOTEMENTS
La vraie vie de J.G. Tartar(e) en Afrique
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2005
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d'après les 118 cahiers de JEAN-GEORGES TARTAR(E)
Auteur-interprète : Jean-Georges Tartar(e) Mise en route : Bernard Colin Production : AGENCE TARTAR(E) / TUCHENN
 | | A la manière de ces marabouts que l’on rencontre le soir, sur les places publiques de Marrakech,entourés de leurs auditeurs, Jean-Georges Tartar(e) raconte sa vraie vie vécue en Afrique. Il a survécu. C’est parlant. Le dispositif scénique est minimal, un arbre, deux oiseaux, une cantine, deux photos. L’acteur est lâché dans la foule avec son texte, son phrasé, il parle, lit, s’émeut, rêve, raconte… |
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ESCALE DÉDALE
Chansons sans frontières
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2004
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Direction musicale Pol Huellou Interprètes Michèle Kerhoas, Pol Huellou, J.C. Normant Mise en scène Bernard Colin Son Bruno Le Masson, Gwendal Richard
Le Cabaret est le le lieu où les hommes tracent le brouillon de leurs rêves. |
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Au fond de la salle, deux chanteurs tiennent le crachoir, le troisième a le cigare dans le clavier. Ils chantent en quelles langues ? français ? anglais ? araméen ? Ils n’ont pas de look, se regardent entre eux, rigolent, se grattent la tête, écoutent ceux qui les écoutent. Ils ont un son, une gueule. Venus de nulle part, ils sautent les frontières comme les airs qu’ils fredonnent. Accoudés à leurs chansons, ils vous invitent à un voyage de comptoir. Avec leur dégaine, leur virtuosité, et les incursions dans la musique celtique ou arménienne…ils tissent un paysage, dessinent un autre ciel… la sanza… la flûte… le clavier… le souffle du bambou…la voix… de l’émotion à la pelle…de la générosité… de la chaleur…Une histoire d’interprètes. |
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LA FEMME JUKE BOXE ET SON SEXTET
Comédie musicale de rue
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2003
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| | | | |  | | Mise en scène: Bernard Colin Ecriture: Michèle Kerhoas Interprètes: Virginie Barthelemy, Cécile Carcauzon, Sabine Dubois, Michèle Kerhoas, Gaëlle Rouget, Géraldine Salmon, Bernard Colin Musicien: Fred.Lambierge | Non pas que je croie en l’homme. Simplement je constate l’homme et je me demande avec angoisse si les tyrans de tout poil qui le guettent lui laisseront longtemps la permission de chanter, je veux dire, de chanter ce qui lui chante [essai de littérature (vraiment) générale] René Etiemble |
| Un forain loufoque et ingénieux, a inventé une nouvelle attraction : un kiosque à musique, monté sur une voiture électrique, animé par une tournette. A 2 m du sol, le vieux manège déglingué tournoie lentement, flottant sur la foule. Il ne manque plus que la chanteuse. Trouver la perle rare, celle qui sait tout chanter, la femme juke box |
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LA RUE LICENCIEUSE
Littérature érotique en entresort
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1999
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Mise en scène Bernard Colin Dramaturgie Michèle Kerhoas Costumes Cidalia da Costa Interprètes Bernard Colin, Virginie Barthelemy, Yvette.Poirier,Thierry.Barbet | |  |
Le principe Le spectacle se déroule en séances successives. De trois à quatre séances peuvent avoir lieu selon la fréquentation.A l'extérieur, tout le nécessaire. Lanterne rouge, frontispice, croquis évocateurs à la Félicien Rops. Des bâches peintes (cuisse foraine, Dieux Pan et danseuses goulues), soigneusement lacées, enferment le tout.A l'intérieur, c'est une ruelle, une arrière cour. Comme une rue de bazar couvert, dans un souk oublié où, presque par hasard, vous êtes tombés dans la rue des désirs secrets, la rue des histoires canailles. Dans cette toute petite rue de moins de trois mètres de large et d'à peine dix mètres de long, une kyrielle d'échoppes de chaque côté. Les acteurs peuvent circuler, monter, descendre, d'une échoppe à l'autre. On y vient pour se mêler à la foule, pour y écouter les secrets de l'Eternel (féminin comme il se doit) et de la Connaissance (biblique). Tout y est conservé depuis les origines, Du DECAMERON de Bocacce à EDEN, EDEN, EDEN de Pierre Guyotat.Là, tout est corps et beauté, lucre, spasme et volupté. Le sexe y est philosophie, l'esprit et la matière, pour un temps, épousés. |
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LE CHEMIN DU SERPENT
Monologue incandescent sur plan ultra incliné
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1996
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 | | Mise en scène : Bernard Colin Mélodies : Denis Colin Adaptation : Michèle Kerhoas Scénographie : Bernard Colin Construction : Proscenium Interprète : Michèle Kerhoas | Ce qui m'a particulièrement troublé à la fabrication de ce spectacle, c'est la rencontre entre Michèle Kerhoas et le texte de Lingren. Je l'ai vécu comme quelque chose de rare, d'intense. Aujourd'hui encore, j'en reste impressionné.
B.C. |
Au bord d’une combe où maison, femme, enfants, amis, ennemis, tout ce qui faisait sa vie, a disparu, un paysan suédois s’explique avec son Seigneur, le dieu des chrétiens. Version moderne de Job, prononcée dans le style incandescent de Lindgren. Un cri de révolte intégrale. La force infinie de l’extrême faiblesse.
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